Haïti : cinq militaires salvadoriens de la GSF portés disparus après une attaque à Santo
Cinq militaires salvadoriens de la Force de répression des gangs sont signalés disparus après une attaque à Croix-des-Bouquets. Le New York Times rapporte leur
PORT-AU-PRINCE, 19 octobre 2026 — Cinq militaires salvadoriens appartenant à la Force de répression des gangs (GSF) sont portés disparus après une attaque survenue dimanche 18 octobre dans la zone de Santo, à Croix-des-Bouquets, selon des informations rapportées par le quotidien américain The New York Times.
Le journal américain, qui cite trois personnes informées de la situation, rapporte que les militaires auraient été pris pour cible par des individus armés alors qu'ils circulaient dans ce secteur de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon ces informations, l'un des militaires aurait réussi à signaler l'attaque avant que les communications ne soient interrompues. Le sort des cinq hommes demeure inconnu.
Dans un communiqué publié dimanche, la GSF a confirmé qu'un véhicule transportant des membres de la mission avait été attaqué par des individus soupçonnés d'appartenir à des groupes armés dans la zone de Santo.
La force internationale indique que ses membres ont riposté conformément à leurs règles d'engagement. Des hélicoptères ont également été mobilisés pour appuyer les opérations de sécurité dans le secteur.
La mission a demandé aux habitants de Santo et des zones environnantes de rester chez eux et d'éviter les endroits où se déroulent les opérations.
Toutefois, le communiqué officiel ne confirme pas la disparition des cinq militaires salvadoriens et ne fournit aucun bilan détaillé des affrontements.
Cet incident intervient alors que plusieurs pays poursuivent le déploiement de personnels militaires et policiers pour renforcer la mission internationale chargée de lutter contre les gangs armés en Haïti.
La disparition signalée de ces militaires soulève des interrogations sur les conditions de sécurité des contingents étrangers engagés dans les opérations contre les groupes armés, notamment dans les territoires où leur présence demeure importante.
Pour l'instant, aucune information officielle ne permet de déterminer si les cinq militaires ont été capturés, blessés ou s'ils ont réussi à se mettre à l'abri.
Les autorités de la mission internationale n'ont pas encore communiqué publiquement sur leur sort.